lundi 25 novembre 2013

Vive la technologie!!!!

Les TICS sont considérés par le MELS comme étant des outils pouvant aider à l’exploitation de l’information. Selon le programme de formation de l’école québécoise, mises à profit dans les champs disciplinaires, les TIC peuvent servir d’accélérateurs au développement d’un large éventail de compétences du programme, transversales comme disciplinaires (MEQ, 2001, p.28). Par ailleurs, beaucoup de résultats de travaux de recherches prouvent qu’internet est de plus en plus utilisé par les élèves comme source d’information pour leurs travaux scolaires. Il est donc logique et normal de se questionner sur les impacts ou du moins sur l’utilité des technologies dans les divers domaines d’enseignement. Il est d’actualité de se demander pourquoi devrait-on  les utiliser ou non  dans le cadre d’un  cours en univers social. On va en amorcer une réflexion.
Les avantages immédiats que nous apportent les TIC sont  entre autres la facilite d’accéder à l’information, et aussi le nombre incalculable, la diversité d’information  qu’on peut trouver. Ceci étant dit, en cours ils pourraient aider les élèves à trouver facilement des éléments de savoir. En univers social, les TIC seraient un bon moyen de permettre à l’élève de s’engager à se questionner, à réfléchir et à repérer des sources d’information scientifiques et fiables. Le but de les utiliser serait donc de développer chez l’élevé la capacité ou du moins l’attitude de porter un regard critique sur les informations qu’il pourrait trouver sur internet, de développer des outils pour pouvoir vérifier la fiabilité, la pertinence de ce grand nombre d’informations qui est à sa disposition. Ils sont aussi utiles pour favoriser, susciter l’intérêt des élèves vu que ces derniers manipulent très bien les gadgets électroniques. Ce sont des moyens de rendre l’enseignement en univers social plus vivant et significatif, en permettant aux élèves d’y participer. Par exemple, un élève comprendrait mieux comment et pourquoi utiliser une carte si en suivant le cours il apprend lui-même à en dessiner en utilisant cartoGraf, il prendrait plus plaisir à produire un texte d’opinion critique en mettant le soin qui s’y applique, s’il devait ensuite le partager avec ses amis sur un blogue de discussion. L’univers social est l’un des domaines d’études qui peut laisser beaucoup de place à la créativité et à l’originalité ce serait donc vraiment intéressant de se servir des technologies en permettant aux élèves d’explorer, de créer et de découvrir de nouvelles choses. Ce serait génial d'utiliser les nombreux logiciels, programmes ou autres gadgets conçus spécialement pour l'enseignement

Il est certain qu’utiliser les TIC en univers social peut être bénéfique à plusieurs points de vue. Ils sont un bon moyen d’aller chercher l’intérêt des élèves qui sont déjà très en contact avec les dernières avancées de la technologie. Mais le défi serait que leur utilisation en classe soit vraiment interactive,  et aussi de faire voir aux élèves que Google n’est pas le seul moteur de recherche qui existe, mais que beaucoup d’autres ressources sont développées de plus en plus dans le but de rendre leur expérience d’apprentissage significatif, enrichissante et surtout qu’ils aient du plaisir.

Entre histoire et citoyen

Le programme de formation de l’école québécoise est au cœur des débats en ce moment. En effet, le programme d’histoire est en pleine révision et potentiellement devra subir certaines modifications. Les avis sont divergents, car certains sont favorables à une séparation de l’enseignement de l’histoire et de l’éducation à la citoyenneté, d’autres sont pour l’enseignement d’un récit national commun, d’autres au contraire pensent qu’on ne peut séparer histoire et éducation à la citoyenneté. Que l’on soit d’un avis ou d’un autre, la question à se poser est celle-ci : l’histoire devrait-elle servir à éduquer à la citoyenneté? On en parlera dans les lignes suivantes

La citoyenneté est un concept polysémique  très difficile à définir. Si d’un côté elle se réfère à la personnalité de l’individu, ses valeurs et ses relations avec les autres, d’un autre, elle se réfère à l’être social qui avec son identité personnelle doit évoluer dans sa société régit par des règles lui confiant des responsabilités. L’histoire étant une construction humaine, devrait être un moyen d’emmener l’élève à se questionner sur les fondements de sa société, les diverses institutions qui le compose, de comprendre son rôle en tant que citoyen et aussi de remettre en question les décisions qui y ont été prises et qui ont un impact sur sa vie. Elle permet aussi à l’individu de connaitre les faits qui ont marqué sa société (le récit national), ce qui favorise le sentiment d’appartenance et la formation identitaire. En ce sens donc elle est un bon moyen pour permettre à l’individu de bien comprendre sa société de connaitre ses droits ,d’y trouver sa place et ses responsabilités.
Il est certain que l’histoire peut servir à l’éducation citoyenne toutefois elle ne peut en être la  garante. Elle ne peut seule former un citoyen qui est responsable, qui s’implique dans sa communauté  et qui est aussi engagé à faire changer les choses qui vont  mal dans sa société. L’histoire est peut-être la discipline le plus en lien  avec l’éducation à la citoyenneté, mais cette dernière ne devrait pas être une finalité de l’enseignement de l’histoire