Le programme de
formation de l’école québécoise est au cœur des débats en ce moment. En effet, le
programme d’histoire est en pleine révision et potentiellement devra subir
certaines modifications. Les avis sont divergents, car certains sont favorables
à une séparation de l’enseignement de l’histoire et de l’éducation à la citoyenneté,
d’autres sont pour l’enseignement d’un récit national commun, d’autres au contraire
pensent qu’on ne peut séparer histoire et éducation à la citoyenneté. Que l’on
soit d’un avis ou d’un autre, la question à se poser est celle-ci :
l’histoire devrait-elle servir à éduquer à la citoyenneté? On en parlera dans
les lignes suivantes
La citoyenneté
est un concept polysémique très
difficile à définir. Si d’un côté elle se réfère à la personnalité de
l’individu, ses valeurs et ses relations avec les autres, d’un autre, elle se réfère
à l’être social qui avec son identité personnelle doit évoluer dans sa société régit
par des règles lui confiant des responsabilités. L’histoire étant une
construction humaine, devrait être un moyen d’emmener l’élève à se questionner sur
les fondements de sa société, les diverses institutions qui le compose, de
comprendre son rôle en tant que citoyen et aussi de remettre en question les décisions
qui y ont été prises et qui ont un impact sur sa vie. Elle permet aussi à l’individu
de connaitre les faits qui ont marqué sa société (le récit national), ce qui
favorise le sentiment d’appartenance et la formation identitaire. En ce sens
donc elle est un bon moyen pour permettre à l’individu de bien comprendre sa société
de connaitre ses droits ,d’y trouver sa place et ses responsabilités.
Il est certain
que l’histoire peut servir à l’éducation citoyenne toutefois elle ne peut en
être la garante. Elle ne peut seule
former un citoyen qui est responsable, qui s’implique dans sa communauté et qui est aussi engagé à faire changer les
choses qui vont mal dans sa société. L’histoire est peut-être la discipline le plus en
lien avec l’éducation à la citoyenneté,
mais cette dernière ne devrait pas être une finalité de l’enseignement de
l’histoire
Bonne réflexion. Tu exposes différents éléments du débat.
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