Les débats sont très animés en ce qui a trait à
l’enseignement de l’histoire dans les écoles au Québec. Si certains sont pour
l’enseignement d’un récit national dans le but de consolider la formation de l’identité,
d’autres sont pour l’enseignement de techniques permettant à l’élève de développer
la pensée historique. Il est donc important de se poser ces questions : qu'est-ce
que la pensée historique? Comment en classe concrètement le développer? Nous en
amorcerons une réflexion dans les lignes qui suivent.
Il nous faut souligner d'abord que pour définir le
concept de la pensée historique, il est important de se rappeler que l’histoire
en elle-même est une construction. Elle est le fruit de l’interprétation de la
perception de chaque individu des faits sociaux, des événements qui ont marqué de
façon directe ou indirecte la société à laquelle il appartient. Étant donc
ainsi faite, elle est subjective et peut être sujette à évolution à des
changements vu que les perceptions et interprétations le sont tout autant. La pensée
historique serait alors la capacité de questionner l’histoire à travers les
sources. C’est une démarche de validation et de corroboration des faits que démontrent
les sources afin de répondre à une question, une problématique. C’est en
d’autres mots plus simples un processus consistant à faire parler le passé à
travers les traces qu’il a laissées. Développer la pensée historique n’est pas
une chose facile à réaliser en salle de classe. Mais en entrainant les élèves à
porter un regard critique sur leurs sources d’information (internet par
exemple), en les incitant à corroborer ou à valider les informations qu’ils
trouvent en vérifiant d’autres sources on peut les y entrainer. Il serait bénéfique
de les aider à pratiquer à exercer leur jugement critique en leur proposant des
exercices ou ils doivent donner leur opinion, tout en leur apprenant qu’il n’existe
pas une seule et véritable bonne réponse, mais que tout peut être réévalué et
questionner.
On est encore loin de répondre à la question quelle
histoire enseigner dans nos écoles québécoises, mais dans le but de doter la société
de futurs citoyens ayant un sens ouvert et l’esprit critique, développer la pensée
historique est une démarche à prioriser. Mais les enseignants ont ‘-ils
vraiment le temps et les compétences nécessaires pour le faire? C'est en effet
l’objet d’un autre débat qui mérite aussi de l’attention.
Bonne réflexion. Tu cibles les éléments essentiels de la pensée historique, entre autres, la construction du savoir historique et la perspective historique qu'elle induit.
RépondreEffacerQuelques erreurs de syntaxe.
Note: A